Riverside – Wasteland (2018) – ★★★★

(Version française sous le texte anglais)

riverside-cover-2018[1]How do you recover from the loss of your best friend, who happens to be the guitarist of your band? You take a step back, you cry, you seek help from friends or your family or professionals, in short, you take your time.

That’s probably what Riverside members did – especially Mariusz Duda. They did not release an album of new compositions since the death of Piotr Grudziński on February 21, 2016. Of course, there was the Eye of the Soundscape album released in the meantime, but this one was about to be completed when the guitarist died suddenly 2½ years ago… And since, the quartet has become a trio (which will be increased in show). So they took the time to conceive an album that is not just a tribute to their lost friend but a real good album.

I was hooked from the start and, like the 17 year old teenager I once was, I listened to it several times for a week. In my opinion this is one of the best Riverside album, if not the best. Nothing less!

We find everything that makes Riverside: a heavy but intelligent rock, lots of rhythm and time signature changes, a succession of very soft moments followed by dense segments, but above all, an abundance of different atmospheres that makes you listen with attention until the last note has been played.

The album opens with Duda’s “celestial” voice on The Day After. The title says it all… Then, slowly, a threatening roar is felt followed by a violin just as threatening. We feel that something will happen and we will not be served a funeral pastoral music… As the voice slowly disappears in the clouds, everything stops dead. Radical change. A guitar riff, the type typically Riverside rolls in. Then everything speeds up to blend into the second song, Acid Rain, with its Gilmour influenced solo. Excellent start!

The third cut, Vale of Tears, which was the first single we heard from the album a few weeks ago and which – I have to admit – left me skeptical then, turns out to be very effective! A succession of rock moments – almost heavy metal – combined with good melodic pop. Military/marching band drums with interesting and great guitars solos complete the whole thing. If you have not been disappointed with Anno Domini’s Egoist Hedonist, with its almost disco feel, you’ll love Vale of Tears! There is even a bit of Rush in there!

What I love about Riverside is the incredible dynamics of its musicians and the variety of atmospheres they create. From one song to another, we are always surprised by the many influences they unveil without being blatant plagiarism. Above all, they are not content with a well-defined style, which is often the case for many bands that stick to what fans expect, but finish-up being redundant and dull.

Thus, Gardian Angel begins with the sound of an almost Baroque guitar before Duda serenades us. A simple piece filled with emotion. Because of the smooth opening of the next track, Lament, one would think it will be the same as the one before but this is not the case. Yes, it starts soft but a minute after, we will be attacked by a violent guitar, we will be moved to the sound of a sweet violin and we will be seized by an almost symphonic section, and then, at the very end, an Arabian violin finale will conclude it all. Dynamic I said? Full!

The mesmerizing The Struggle for Survival follows with its debauchery of syncopated rhythm, different moods (reminiscent of Rush again) and with a touch of Morricone at the very end! Excellent instrumental piece.

With River Down Below, we’re back in the 16th century when the minstrels inhabited the land! Then Wasteland brings us back to The Wall or Jethro Tull with Gilmour on guitar!

The album ends with the sensitive piano driven The Night Before. A last goodbye to a friend, I guess. Sad but beautiful. And it makes you want to listen to the whole album again.

A masterful and diversified tour de force but never outplaying. Just beautiful. Probably the best album I bought this year.

It should be noted that a few guest musicians played on the album but it was mainly Duda who played the guitars. This multi-instrumentalist has many talents Indeed!

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Comment te remets-tu de la perte de ton meilleur ami, qui se trouve être le guitariste de ta formation? Tu prends un temps de recul, tu pleures, tu vas chercher de l’aide auprès d’amis de ta famille ou de professionnels, bref, tu prends ton temps.

C’est probablement ce qu’on fait les membres de Riverside – et particulièrement Mariusz Duda – qui ne nous ont pas offert un album de nouvelles compositions depuis la mort de Piotr Grudziński le 21 février 2016. Bien sûr, il y a eu l’album Eye of the Soundscape qui est paru dans l’intervalle, mais celui-ci était sur le point d’être complété lorsque le guitariste est mort subitement.

2½ ans ont donc passé… Et d’un quatuor, Riverside est devenu un trio (qui sera augmenté en spectacle). Ils ont donc pris le temps de concocter un album qui ne se veut pas simplement un hommage post mortem mais bel et bien un album qui se tient.

Je fus séduit dès la première écoute et, comme l’adolescent de 17 ans que je fus, je l’ai écouté en boucle pendant une semaine. C’est à mon avis un des meilleurs albums de Riverside, sinon le meilleur. Rien de moins!

On retrouve tout ce qui fait Riverside : un rock lourd mais intelligent, des variations de rythmes et de signatures, une succession de moments intimistes suivis de moments forts denses, mais surtout, une abondance d’ambiances diverses qui fait qu’un album complet ne devient pas lassant.

L’album s’ouvre avec la voix « céleste » de Duda sur The Day After dont le titre dit tout… Puis, peu à peu, un grondement menaçant se fait sentir suivit d’un violon tout aussi menaçant. On sent qu’il se passera quelque chose et qu’on ne nous servira pas une musique pastorale funèbre… Alors que la voix disparait dans les nuages, tout s’arrête net. Changement radical. Un riff de guitare, comme nous en a habitués Riverside surgit. Et tout s’emballe! On est déjà à la deuxième pièce, Acid Rain qui est matinée de solos à la Gilmour. Excellent départ!

La troisième pièce, Vale of Tears, qui avait servie, il y a quelques semaines, d’introduction promotionnelle à l’album et qui m’avait laissé dubitatif alors, s’avère bigrement efficace! Une succession de moments rock – presque heavy metal – et de pop mélodieuse. Une batterie militaire et des solos de guitares forts intéressants et non plaqués complètent le tout. Si vous n’avez pas été déçu de la pièce Egoist Hedonist de l’album Anno Domini, avec ses accents presque disco, vous adorerez Vale of Tears! Il y a même du Rush là-dedans!

Ce que j’adore de Riverside, c’est la dynamique incroyable de ses musiciens et la diversité des ambiances qu’ils créent. D’une pièce à l’autre, on est toujours surpris des nombreuses influences qu’ils dévoilent sans que ce soit du plagiat. Surtout, ils ne se contentent pas d’un style bien défini, ce qui est souvent le cas de bien des formations qui s’en tiennent à ce que les fans s’attendent mais qui, en bout de ligne, assomment par la linéarité de leurs albums.

Ainsi, Gardian Angel débute au son d’une guitare presque baroque avant que Duda nous sérénade. Une pièce simple emplie d’émotion. En raison de l’ouverture tout en douceur de  Lament qui suit, on croirait que ça se poursuivra sous le même thème. Ce n’est pas le cas. Oui, c’est doux mais on nous stupéfiera d’une guitare violente, on nous attendrira au son d’un violon harmonieux et on nous élèvera avec une section presque symphonique, puis, à la toute fin, une finale de violon arabisant conclura le tout. Dynamique disais-je? À plein!

L’hypnotisante The Struggle for Survival suit et nous voilà repartis pour une débauche de rythme syncopés, d’ambiances divergentes qui rappellera encore Rush par moment alors qu’à la toute fin on croirait entendre du Morricone! Excellente pièce instrumentale.

Avec River Down Below, nous voilà de retour au 16ième siècle lorsque les ménestrels peuplaient la terre! Puis Wasteland nous renvoie à The Wall ou Jethro Tull auquel se serait joint Gilmour!

L’album se clôt sur la sensible The Night Before au piano. Un dernier au revoir à un ami partit, j’imagine. Triste mais beau. Et ça donne envie de réécouter l’album en entier.

Un tour de force magistral et diversifié mais jamais cassant. Juste sublime. Probablement le meilleur album que j’ai acheté cette année.

Il est à noter que Riverside s’est adjoint quelques musiciens invités mais que dans l’ensemble, c’est Duda qui a fait les guitares. Ce multi-instrumentiste a du talent à revendre!

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